Guide · TVA

TVA 6 % ou 21 % en rénovation : le guide clair

Mis à jour en juillet 2026

En bref

Pour la rénovation d'un logement privé d'au moins 10 ans, le taux de TVA réduit de 6 % peut s'appliquer, sous conditions (travaux immobiliers facturés au client final qui occupe le logement). Sinon, c'est le taux normal de 21 %. Une construction neuve est à 21 %. En cas de doute, l'attestation du client et l'avis de votre comptable sont vos meilleurs alliés.

Deux taux, un enjeu à plusieurs milliers d'euros

Sur un chantier de rénovation, la différence entre 6 % et 21 % de TVA n'est pas un détail : sur 50 000 € de travaux, c'est 7 500 € d'écart. Appliquer le bon taux protège votre marge — et vous évite un redressement.

La règle de base est simple : le taux normal est 21 %. Le 6 % est une exception réservée à certains travaux de rénovation de logements. Encore faut-il en réunir les conditions.

Quand le taux de 6 % s'applique-t-il ?

Le taux réduit de 6 % vise la transformation, la rénovation, l'amélioration, la réparation et l'entretien (hors nettoyage) d'un logement privé, lorsque toutes ces conditions sont réunies :

  • Le logement a au moins 10 ans au moment des travaux
  • Il est utilisé, après travaux, exclusivement ou principalement comme logement privé
  • Les travaux sont des travaux immobiliers (fournis et posés)
  • La facture est adressée au consommateur final qui occupe le logement
  • Le client fournit une attestation confirmant que les conditions sont remplies

Quand reste-t-on au taux de 21 % ?

  • Logement de moins de 10 ans
  • Construction neuve
  • Bâtiment non résidentiel (bureaux, commerces)
  • Certains travaux et équipements sont exclus du 6 % même dans un logement ancien : piscines, saunas, aménagements de jardin, clôtures, ou certains équipements. Vérifiez au cas par cas.

Cas particuliers à connaître

Plusieurs régimes spécifiques existent et méritent l'avis d'un comptable :

  • Démolition-reconstruction : un régime à 6 % peut s'appliquer sous conditions
  • Logements pour personnes handicapées, maisons de repos, logements sociaux : régimes particuliers
  • Travaux mixtes (partie logement, partie professionnelle) : ventilation à prévoir

L'attestation : votre protection

Pour appliquer le 6 %, l'entrepreneur doit pouvoir justifier que les conditions sont remplies. Le client atteste (par une déclaration/attestation, selon les règles en vigueur) que le logement remplit les conditions. Conservez cette preuve.

C'est crucial : en cas de contrôle, c'est souvent l'entrepreneur qui est tenu responsable d'un taux mal appliqué. L'attestation vous couvre.

Le risque d'un mauvais taux

  • Redressement : l'administration réclame la différence de TVA
  • Pénalités et intérêts en plus
  • Une marge qui fond si vous ne pouvez pas répercuter la différence sur le client

Comment éviter l'erreur

  • Vérifiez l'âge du logement et son usage avant de chiffrer
  • Demandez l'attestation au client dès le devis
  • Utilisez un logiciel qui applique le bon taux par poste et le contrôle avant envoi
  • En cas de doute, demandez à votre comptable — c'est moins cher qu'un redressement

Questions fréquentes

Quel âge doit avoir le logement pour le 6 % ?+

Au moins 10 ans au moment des travaux. En dessous, le taux normal de 21 % s'applique (sauf régimes spécifiques comme la démolition-reconstruction).

L'attestation du client est-elle obligatoire ?+

Pour justifier le 6 %, l'entrepreneur doit pouvoir prouver que les conditions sont remplies ; l'attestation/déclaration du client en est la pièce clé. Sans elle, vous vous exposez à un redressement.

Une construction neuve peut-elle bénéficier du 6 % ?+

Non, une construction neuve est en principe à 21 %. Des régimes particuliers (ex. démolition-reconstruction) existent sous conditions strictes.

Qui paie en cas de mauvais taux ?+

C'est généralement l'entrepreneur qui est tenu responsable vis-à-vis de l'administration. D'où l'importance de l'attestation et d'un contrôle avant envoi.

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Cet article est informatif et ne constitue pas un conseil fiscal. Les taux, seuils et conditions peuvent évoluer et comportent des exceptions : vérifiez votre situation auprès du SPF Finances ou de votre comptable.