Guide · TVA

Autoliquidation de la TVA dans la construction

Mis à jour en juillet 2026

En bref

Dans la construction, quand un entrepreneur effectue des travaux immobiliers pour un client assujetti qui dépose des déclarations TVA périodiques, la TVA n'est pas facturée : c'est le client (le cocontractant) qui la déclare. La facture est sans TVA, avec une mention d'autoliquidation. Vers un particulier, au contraire, la TVA se facture normalement.

Qu'est-ce que l'autoliquidation ?

Aussi appelée « report de perception » ou régime du cocontractant, l'autoliquidation inverse la charge de la TVA. Normalement, c'est le prestataire qui facture et reverse la TVA. En autoliquidation, il ne la facture pas : c'est le client (le preneur) qui déclare lui-même la TVA due dans sa propre déclaration — et la déduit en même temps, le cas échéant.

Quand s'applique-t-elle ?

Les trois conditions doivent être réunies :

  • Ce sont des travaux immobiliers (au sens de la TVA)
  • Le prestataire est un assujetti établi en Belgique
  • Le client est un assujetti tenu au dépôt de déclarations périodiques de TVA en Belgique

Quand ne s'applique-t-elle PAS ?

  • Client particulier (B2C) : la TVA se facture normalement (6 % ou 21 %)
  • Client assujetti non tenu au dépôt de déclarations périodiques (par ex. sous certains régimes) : cas particuliers à vérifier
  • Prestations qui ne sont pas des travaux immobiliers

La mention obligatoire sur la facture

En autoliquidation, aucun montant de TVA n'apparaît. La facture porte une mention du type « Autoliquidation » (report de perception — taxe à acquitter par le cocontractant). C'est cette mention qui indique au client qu'il doit déclarer la TVA.

Un exemple concret

Un sous-traitant électricien facture l'entrepreneur général d'un chantier. Les deux sont assujettis et déposent des déclarations TVA. Le sous-traitant facture donc sans TVA, avec la mention d'autoliquidation ; l'entrepreneur général déclare la TVA dans sa déclaration.

Le même électricien qui refait l'installation chez un particulier, lui, facture la TVA normalement.

Pourquoi ce mécanisme existe

  • Lutter contre la fraude : le prestataire ne collecte pas une TVA qu'il pourrait ne pas reverser
  • Simplifier la trésorerie du client, qui déclare et déduit dans le même mouvement

Les erreurs fréquentes

  • Facturer la TVA à un cocontractant alors qu'elle relève de l'autoliquidation
  • Oublier la mention d'autoliquidation sur la facture
  • Appliquer l'autoliquidation à un client particulier (à tort)

Questions fréquentes

Qu'est-ce que le « cocontractant » ?+

C'est le client (le preneur des travaux) qui, dans ce régime, devient redevable de la TVA : il la déclare lui-même au lieu que le prestataire la facture.

Quelle mention mettre sur la facture ?+

Une mention indiquant l'autoliquidation, du type « Autoliquidation » ou « report de perception — taxe à acquitter par le cocontractant ». Aucun montant de TVA n'est facturé.

L'autoliquidation vaut-elle pour les particuliers ?+

Non. Face à un client particulier (B2C), vous facturez la TVA normalement (6 % ou 21 % selon le cas).

Et si mon client est en franchise de TVA ?+

C'est un cas à vérifier : le client doit être tenu au dépôt de déclarations périodiques pour que l'autoliquidation s'applique. En cas de doute, demandez à votre comptable.

La bonne règle de TVA, selon le client

Afrimo reconnaît le cas (particulier, cocontractant…), retire la TVA et ajoute la mention d'autoliquidation quand il le faut — avec un contrôle avant envoi. En FR/NL/EN.

Cet article est informatif et ne constitue pas un conseil fiscal. Les conditions comportent des exceptions et peuvent évoluer : vérifiez votre situation auprès du SPF Finances ou de votre comptable.